Le M

Le rendez-vous Corpo, à la rencontre de l’asso des assos

PARTIE I : Les initiatives étudiantes

 

Quels sont les projets de ce nouveau mandat ?

Il y en a beaucoup! Tout d’abord, développer de nouvelles assos, en proposant un amphi après les cooptations sur le développement de nouvelles initiatives étudiantes. Au cours du conseil d’administration, nous avons fait un point avec M. Bonnel sur cette nécessité d’augmenter le nombre d’associations pour suivre la croissance des effectifs de l’école.

 

Est ce qu’il ne serait pas plus simple d’augmenter les effectifs?

Ce n’est pas une solution viable car cela augmenterait le taux de désengagement des membres. Le BDE et ses 38 membres est une exception, il faut répondre différement à ce problème?

 

Tous les “thèmes” d’asso ne sont-ils pas déjà pris?

C’est la grande question. Ce que nous demandons, c’est que l’activité d’une nouvelle asso n’empiète pas sur celles qui existent déjà. Donc pour créer une initiative il faut déjà bien connaitre tout ce qui se passe à l’em. Note rôle, c’est de rediriger les projets proposés, dire non aux events qui sont déjà le propre d’autres assos. Par exemple, club pétanque et le club voile.

 

Quel est votre rôle avec ces associations?

Seule la corpo (tout le mandat) valide ou non les initiatives étudiantes. On fait beaucoup de retour sur les dossiers jusqu’à que le projet soit viable. Ce n’est pas simple de transformer une initiative étudiante en association. Malgré des succès comme celui de Diplo, il y a beaucoup d’initiatives qui sont mortes en cours de route.

 

Nous avons fixé trois critères pour suivre les IE.

  • Des évènements réguliers (au moins un) qui se passe bien, pour faire perdurer son image de marque et montrer qu’elle peut perdurer dans la vie de l’em.
  • Une bonne gestion de la trésorerie. Une asso doit savoir démarcher et gérer ses comptes. On a une vision là dessus car les IE n’ont pas de compte propre, ils appartiennent à la Corpo.
  • Une bonne implication et des recrutements réussis!

 

Qui peut creer une Initiative Etudiante?

Il n’est pas obligatoire d’être en 3A pour monter une initiative étudiante! Même si on est en préma c’est possible, tant que l’idée est en accord avec ce que l’em peut offrir.

Le plus important c’est le début il ne faut pas se louper sur le départ. L’activité doit monter en flèche au début et ensuite garder une certaine dynamique. Si on pense que la poussée initiale n’est pas suffisante, on émet des réserves et on peut ne pas valider même si l’idée est bonne. Parfois, c’est juste pas le bon moment.

Certains projets peuvent aussi être trop ambitieux en terme financiers, quand il est clair que le démarchage de suivra pas.  En plus, la seule à prendre un risque avec les IE c’est la corpo car ils n’ont pas de statut propre. En cas de déficit, c’est la Corpo qui paye! Nous sommes d’accord pour prendre ce risque mais à condition de le modérer.

 

PARTIE II : ADMINISTRATION

 

Quelles seront vos relations avec l’administration ? Essayez vous de vous “rapprocher” ?

 

En réalité, les deux derniers mandats ont fait un gros travail sur la CRA pour que ça se passe mieux auprès de l’administration, qui est aujourd’hui très satisfaite. Quand une CRA se passe bien, c’est déjà un très bon début pour la collaboration. Il y a donc eu un rapprochement depuis deux ans. Nous avons décidé de continuer et de créer un pôle à part, le Pôle vie étudiante, au lieu de laisser cette mission principalement au bureau.

Je reste leur contact privilégié mais Laure travaille sur l’amélioration de la vie étudiante, avec son pôle, et des workshop.

 

Quoi de neuf du côté de l’administration?

Il faut savoir que emlyon business school est en restructuration globale. Un nouveau pôle a été créé dans l’administration: la Direction Expérience Apprenant, DEA. Elle regroupe toutes les personnes qui ont besoin de contacter les étudiants pendant leurs années à l’em. Avant, on appelait les différentes entités de l’em séparément. Maintenant tout ça est centralisé dans un même pôle (responsables planification cours, assistants cours, registraire, psychologue, infirmière …) regroupés dans la DEA. C’est la fameuse adresse mail “pge1234” !

L’objectif ? Que l’expérience des étudiants soit la plus fluide possible.

 

Vous avez parlez des Workshops, en quoi cela consiste-t-il ?

Si on compare la direction de l’emlyon à une direction marketing, le consommateur est un peu fictif, trop éloigné. Ils n’ont aucune idée de ce que pensent les étudiants. Or ils travaillent pour eux, à leur service. Nous leur permettons donc de les rencontrer en vrai, en mettant des gens autour de la table, avec la Corpo pour animer ainsi que des anciens de l’em. N’hésitez pas à vous inscrire!

 

Est ce le seul moyen de savoir ce que pensent les étudiant?

Non, nous organisons aussi un sondage deux fois par an , nous permet de “prendre la température” sur tout ce qui se passe à l’em. Avec presque 1000 réponses en décembre dernier, il est particulièrement efficace, avec des statistiques très intéressantes que nous envoyons à B. Belletante.  Nous savons que le sondage est long à remplir, mais il y a beaucoup de gens qui veulent changer des choses et qui prennent le temps de le faire.

 

Revenons aux WorkShop, quels sont les sujets abordés?

  • La restructuration de l’espace cafet. Nous on a connu l’ancienne cafet et à côté, celle là c’est le luxe 4.0, c’est impressionnant ! C’était donc une réussite quand ça a été implémenté et qu’il y avait moins de monde sur le campus. Mais après l’arrivée massive des étudiants, c’est sous-dimensionné. Mais comme dans toute entreprise on mesure souvent les problèmes après avoir mis en place une nouveauté, et il y a donc une volonté continue d’amélioration

 

  • L’accueil des étudiants étrangers, surtout ceux qui viennent en échange. Un grand nombre d’entre eux ne reste que sur six mois ou un an et ont du mal à s’intégrer.
  • Les différentes plateformes : Brightspace, connections, MakerMatch .. Toutes sont en constante évolution avec la cellule SBS et la nouvelle plateforme qu’on co-conçoit depuis un certain temps , même avant le début de notre mandat. Ca ne se voit peut être pas mais la première version de Connections n’a rien à voir avec ce qu’on a aujourd’hui.

 

Etes vous impliqués dans le modification de l’offre pédagogique?

Nous donnons notre avis avec plaisir quand la Direction Pédagogique nous le demande, mais ce n’est pas aux étudiants de travailler sur l’offre pédagogique. Les enseignants sont beaucoup plus compétents en la matière !

 

La corpo est-elle un porte-parole?

Oui mais ça ne veut pas dire qu’on ne fait que transmettre les messages des étudiants. On les recueille, et ensuite nous travaillons avec l’administration pour voir comment cela peut s’imbriquer avec leur vision.

La Corpo fonctionne en fait comme une porte à double-battant. Elle est le porte parole de l’un pour l’autre, elle fait le lien.

 

PARTIE III / LE TRAVAIL DU POLE CRA

 

Le premier défi est celui de l’image de notre école. Aujourd’hui, la CRA commence après les Careers Forum pour éviter que les partenaires ne croisent des listeux en déguisement ou des personnes ayant dormi devant les portes de l’em pour un shotgun le lendemain d’un SAT. L’image de l’école, c’est important pour l’avenir de chacun d’entre nous!

 

Il faut aussi faire un travail de sensibilisation auprès de l’administration. Quand ils voient des jeunes gens avec des “chapeaux de magicien”, pour les citer, ils trouvent ça juste un peu bizarre. C’est à nous de leur expliquer le but : créer des mandats associatifs solides et cohérents. A nous de donner un côté pédagogique à la CRA! On sensibilise aussi les élèves sur ce qui se fait ou non (autant les listeux que les coachs)

 

Il faut pousser les listes à bout, dans le sens les pousser dans leur retranchements pour voir ce qu’ils ont vraiment dans le ventre. Parce que, pour organiser un WEI, un Adhémar, ou peu importe, il faut vraiment se donner à fond. La CRA, cela crée des tensions, mais si les listent persévèrent leur mandat sera vraiment soudé et performant.

Donc effectivement ce n’est pas du bizutage, on veut en aucun cas qu’il y ait des gens choqués ou qui se sentent maltraités. Notre objectif est de les confronter à plein de choses en même temps. Il vaut mieux que la campagne soit plus éprouvante que leur mandat, cela leur permet de faire leur preuves dès le début.