Le stage pour la destination : mission préma au Canada

Le stage pour la destination : mission préma au Canada

Bonjour Manon, tu es dans le nouveau mandat du BDE et tu reviens du stage qui a clôturé ta première année post-prépa, tu peux nous en parler un petit peu ?

Manon Dufour : Oui bien sûr, j’étais dans une boîte de conseil en management à Montréal qui s’appelle « Esprit de Corps » et qui est très tournée vers le team building par le sport. L’entreprise faisait beaucoup de choses pour d’autres entreprises comme des conférences, des coachings de leader et des défis d’envergure qu’on propose à 20, 30 ou 40 personnes de l’entreprise pour renforcer tout ce qui est esprit d’équipe et culture d’entreprise par le sport.

 

Et tu as pu voir les effets du sport sur l’équipe ?

Manon Dufour : Oui, ça consolide vraiment les liens et je peux en être sûr car je l’ai vraiment vécu, on a eu nous-mêmes les stagiaires de l’entreprise, à faire l’expérience du team building par le sport : tous les six mois, de nouveaux stagiaires arrivent et on nous propose un nouveau défi à réaliser. On a eu, par exemple, 2 mois avec des cours théoriques pour construire un canot pour 10 personnes, appelé « rabaska ». Puis on a passé 2 jours dans la forêt dans des endroits peu explorés à faire du camping sauvage et du canot donc oui ça renforce vraiment les liens.

 

Et tu as apprécié ton environnement, la ville de Montréal ?

Manon Dufour : Montréal, c’est une ville vraiment très chouette, cosmopolite, jeune, très dynamique, il y a de tout et l’univers change d’un quartier à l’autre. On se tutoie tous à Montréal, c’est sympathique mais c’est vraiment déroutant quand tu arrives. Tu dois tutoyer la vendeuse, la caissière pour ne pas paraître bizarre aux yeux des autres.

 

Donc tu parlais français là-bas ?

Manon Dufour : Oui, à Montréal, on parle français québécois.

 

Mais tu travaillais aussi un peu en anglais ?

Manon Dufour : Oui je travaillais aussi un peu en anglais car on avait des clients à Toronto dans la partie anglophone mais j’ai travaillé majoritairement en français.

 

Pour aller vers des considérations plus terre-à-terre, comment s’est passé le processus de recrutement ?

Manon Dufour : J’ai trouvé l’offre sur le Career Center de l’emlyon donc j’ai envoyé un CV et ils m’ont recontacté. A la suite de ça, j’ai eu 2 entretiens en mars : le premier en Skype avec la RH et le deuxième par téléphone avec mon maître de stage qui était le manager de mon service. Les 2 ont voulu voir si je correspondais bien à l’entreprise.

 

Ces entretiens ressemblaient-ils à ceux d’entrée dans les écoles de commerce ?

Manon Dufour : Je pense que ça avait des liens car on m’a pas demandé mes skills à proprement parler, ils ont vraiment essayé de savoir quelle était ma personnalité et si je pouvais correspondre à l’entreprise dans laquelle j’allais travailler. Pour un premier stage, c’est ça qui est vraiment important car ils savent qu’on arrive avec très peu de formation, ils veulent donc savoir s’ils vont pouvoir tirer quelque chose de ma personnalité, si j’ai l’envie, si je vais m’investir, si je n’ai pas peur de mettre les mains dans la merde car on faisait des choses sympas et des choses moins sympas dans cette petite entreprise.

 

Et il y a eu une question piège qui t’a marqué que tu conseillerais aux gens de préparer ?

Manon Dufour : Oui peut-être, le manager m’a demandé quel était mon défaut et il m’a demandé vraiment de la sincérité car s’il s’apercevait dans 2 mois que j’avais menti, je serais virée. Et là, tourner une qualité en défaut, ce n’était vraiment pas le truc à faire. Je pense que dans une start-up ou une petite boîte, tu peux être sincère mais dans une grande boîte, ils s’intéressent surtout au fait que tu puisses faire de gros horaires. Je pense que c’était vraiment important dans cet entretien d’être authentique.

 

Comment s’est passé le stage ? Tu as réussi à bien t’intégrer et à comprendre ce qu’on attendait de toi ?

Manon Dufour : En ce qui concerne l’intégration, ça s’est très bien passé, on était une dizaine de stagiaires tous d’écoles de commerce. En ce qui concerne le travail, cela a été un petit peu plus compliqué, ma maître de stage était arrivée 2 mois avant mois et elle sortait tout juste d’école de commerce, elle ne savait pas trop quoi me donner à faire et comment me gérer.  En fait, sur les 2 premiers mois, les employeurs vont souvent te tester et te proposer des tâches pas forcément reluisantes et toi, tu débarques d’école de commerce plein de rêves et tu te demandes pourquoi on te fait faire des choses aussi peu intéressantes et il faut s’accrocher et savoir être patient pour montrer que t’en veux. Après, je suis carrément aller voir ma manager pour lui dire que je voulais faire plus et des choses qui m’intéressaient plus. Il faut savoir donc communiquer, faire preuve de diplomatie mais dire quand ça ne va pas et maintenir une bonne relation avec son manager.

 

Le mot de la fin ?

Manon Dufour : Je recommande Montréal à tous ceux qui veulent partir en Amérique du Nord, le petit regret était de ne pas parler plus anglais mais c’est une population tellement agréable !

 

propos recueillis par Nicolas Rohrlich, étudiant en première année