Le conseil en développement durable

Le conseil en développement durable

Historique : un métier d’avenir

C’est Elisabeth Laville, fondatrice du célèbre cabinet de conseil en développement durable « Utopies », qui, il y a 20 ans, a inventé le métier de « consultant en développement durable ». A l’époque, les directions “développement durable” des entreprises venaient à peine d’émerger. Elles avaient donc particulièrement besoin de conseils et de formations. (1)

Vers la fin des années 2000, le « Grenelle de l’Environnement » est à l’origine d’une certaine euphorie : plusieurs cabinets se créent, quelques-uns seulement survivent.

Aujourd’hui, sous les pressions conjuguées du gouvernement et de l’opinion publique, les entreprises sont de plus en plus mises à l’épreuve en termes de performance RSE. Les cabinets de conseil en développement durable sont donc challengés à leur tour pour répondre aux exigences croissantes de leur client.

 

Les profils recherchés

Aujourd’hui, un consultant en développement durable ne peut plus se permettre d’être « généraliste » comme c’était le cas il y a 10 ou 20 ans. Comme les exigences sont croissantes, les cabinets de conseil en développement durable recherchent des consultants avec des spécialisations : conseil en stratégie et organisation, asset management, direction achat ou marketing. En d’autres termes, le développement durable n’est plus un domaine parmi les autres, mais une manière de concevoir le rôle des entreprises dans la société et l’économie qui a un impact sur tous les métiers traditionnels.

Le métier de consultant en développement durable exige à la fois les compétences d’un consultant classique (esprit de synthèse, capacités d’analyse, curiosité intellectuelle, ouverture etc.) et des compétences spécifiquement liées au développement durable (élaboration de cartographies de parties prenantes, analyses de matérialité, évaluation de l’impact social d’une activité ou social impact assessment, audit environnemental et social etc.). Sur certains sujets liés à la gestion des déchets et au recyclage (et plus généralement à l’économie circulaire), les profils d’écoles d’ingénieurs sont particulièrement recherchés (notamment pour leur connaissance en chimie et en physique des matériaux).

 

Les perspectives de carrière

Les consultants en développement durable (et les consultants en général) sont particulièrement convoités par les entreprises qui les recrutent pour leur expertise et leur connaissance des secteurs (et donc des concurrents !). Leur rôle dans l’entreprise se fait souvent en fonction de leur spécialisation : finance responsable, achat responsable, marketing responsable, stratégie responsable etc.

 

Parlons salaire ! (ces montants restent indicatifs et concernent tous les salariés, pas seulement ceux des meilleures écoles) source : Le Figaro Economie

  • A l’arrivée (consultant junior), le salaire varie entre 33 000€ et 44 000€ en fonction du profil académique et des expériences passées (stages).
  • Consultant : 44 à 50 000€ (âge correspondant : milieu de la vingtaine)
  • Consultant Senior : 50 à 65 000€ (fin de la vingtaine)
  • Manager : 65 à 70 000 € (trentaine)
  • Senior manager, directeur, associé : cela dépend du cabinet

 

(1) Le site Utopies, formée par une élève d’HEC : http://www.utopies.com/fr/