La digitalisation de l’économie

La digitalisation de l’économie

Aujourd’hui, quand on parle de « Digitalisation », on se réfère à quatre grandes tendances : le travail à distance (home office), l’entrée des appareils électroniques au bureau (usage de smartphones, d’apps, etc.), l’individualisation des collaborateurs salariés, et la « plateformisation » couplée à la robotisation des activités et des processus.

Cette révolution des technologies provoque des changements majeurs dans le management d’entreprise. La révolution digitale incite fortement les entreprises à passer d’une organisation traditionnelle et pyramidale à une structure agile fondée sur la confiance et la discipline. Pour cela, la transparence de l’information, la rapidité de décision et la capacité à gérer en temps réel les réseaux sociaux sont devenues des facteurs clés de succès. L’incertitude devient une composante structurelle nouvelle qui met à mal les anciennes organisations, fondées sur la planification et l’ordre. Il est désormais nécessaire de disposer de collaborateurs réactifs, autonomes, capables de tester et de décider localement de la meilleure manière de répondre à une situation inattendue.

Il est difficile d’affirmer scientifiquement si les emplois d’aujourd’hui seront ceux de demain, mais il est évident que les tâches répétitives et récurrentes sont vouées à disparaître, remplacées au moins partiellement par la technologie. Comme l’illustre le projet « Amazon Go », l’entreprise américaine vient de dévoiler son nouveau concept, le magasin d’alimentation entièrement automatisé. On n’a besoin que d’un téléphone (avec l’application Amazon Go). La technologie détectera automatiquement les produits choisis par le client et calculera le total, débité d’un compte comme on débite le coût d’un Uber.

Ce à quoi ressemble l’entrée de la première boutique Amazon Go, à Seattle.

 

 

De nouveaux modes d’organisation émergent et les nouveaux acteurs possèdent avec une vision, une culture et une mission clairement définie. Elles donnent aussi plus de liberté d’action à chaque employé et les engagent de façon plus personnelle dans le travail. Le bien être en entreprise devient un thème crucial en management. Le livre de Tony Hsieh sur « l’Entreprise du bonheur » en est un manifeste. En fait, le livre décrit sa propre recherche du bonheur plus que le fonctionnement de son entreprise. Il établit un parallèle entre le bonheur personnel et le succès dans les affaires. Sa conclusion est que, même en voulant des profits, on ne réussit vraiment que lorsque la passion est orientée vers une mission qui fait profondément sens. Selon lui, « L’idéal serait d’être la même personne à la maison et au bureau. Lorsqu’une personne se sent bien en étant elle-même, elle dégage une réelle puissance créative ».

 

La fonction RH doit se transformer pour devenir une véritable Fonction de Relations humaines entre les employés. Pour Nicolas Jaqmin, Directeur des ressources humaines chez Alstom France, la révolution digitale a modifié en profondeur le rôle des Directeurs de Ressources Humaines. « Hier, les DRH étaient plutôt des gestionnaires de postes. Aujourd’hui, les RH deviennent des développeurs d’individus, des gestionnaires de talents. ». Il s’agit désormais de dénicher des talents et de les exploiter. Pour Xavier Cote de Soux, Directeur Commercial de la Division Services chez Capgemini, cette révolution digitale est imposée au DRH mais ils possèdent le choix entre subir ou agir.  Selon lui, « Les DRH doivent s’approprier les nouveaux outils digitaux afin de ne pas les subir. ».

Dans un monde qui se renouvelle, il est urgent de se former. Il est grand temps que le monde de l’Éducation et les pouvoirs publics, de concert avec l’entreprise, investissent dans une politique ambitieuse de formation aux nouvelles technologies. Récemment, Google a mis à disposition une formation gratuite au marketing digital et à la gestion des données informatiques. Il est possible d’obtenir un certificat reconnu par IAB Europe et des compétences numériques valorisées dans le monde professionnel.

 

par Eudellin Rolland, étudiant en préma à l’emlyon