Interview Planet&Co : l’écologie à l’emlyon

Interview Planet&Co : l’écologie à l’emlyon

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Jean-Guillaume Rupin, j’ai intégré l’EM Lyon en septembre dans le master spécialisé Juris Manager International. J’ai un master 2 en droits des affaires et je suis à l’EM Lyon pour une année universitaire, sachant qu’après on a la possibilité de partir sur le campus de Shanghaï. J’ai souhaité intégrer Planet&Co justement pour connaitre un peu plus le secteur du développement durable. C’est un secteur dans lequel j’aimerais bien travailler plus tard et je trouvais qu’adhérer à cette association me donnerait l’occasion de rencontrer des personnes qui partageaient les mêmes convictions, et donc m’aider dans ce sens-là.

As-tu appris des choses depuis que t’es dans l’asso ?

Oui, j’ai une formation juridique à la base mais j’aimerais bien m’ouvrir au management et à la gestion de projets, et c’est vrai que gérer une équipe, gérer des projets c’est quand même assez intéressant et l’expérience est quand même très riche car on ne fait pas les mêmes erreurs deux fois et on apprend de ses erreurs. Par exemple, nous avons organisé un évènement tout récemment, et au niveau com nous n’avons pas très bien géré. Par conséquent, si on devait le refaire on le ferait différemment.

Est-ce facile de mener des projets qui tournent autour de l’écologie à l’EM ?

C’est une bonne question. On est conscient qu’on a encore un petit peu de chemin à faire, après j’ai réalisé qu’à l’EM c’est difficile de mener des projets dans ce sens là car il y a une multitude d’acteurs. Par exemple,Il y a une responsable RSE à l’EM, mais si on veut travailler sur la politique des déchets il va falloir voir le responsable de la restauration, la responsable du ménage, voir avec ceux qui recyclent les produits (en l’occurrence l’entreprise Paprec). Et du coup avec une multitude d’acteurs on se retrouve perdu, on aurait envie de mettre en place des choses simples de manière un peu directe mais en fait il faut toujours une autorisation. Le fait de passer par plein de personnes rend tout très long, très fastidieux, ca demande du temps, des mails à envoyer.

Peux-tu donner des exemples de projets que vous avez essayé de mettre en place?

Ce qui est bien c’est que chez Planet, notre programme dépend des membres de l’association donc si les membres veulent travailler sur un sujet, Planet peut dire ok, allez-y. Au début on était un petit groupe à être intéressé par la problématique des déchets à l’EM. On trouvait qu’il y avait un petit peu de travail pour que ça soit mieux fait. C’est toujours en cours, ça a commencé en octobre-novembre et c’est vrai que ça n’avance pas beaucoup parce qu’on a envoyé par exemple une plaquette pour modifier la communication sur les poubelles pour que l’on sache vraiment quoi mettre avec des autocollants. l faudrait que ça passe par le service com, que ce soit validé par le budget… c’est des choses qui prennent beaucoup de temps et au final ça encourage pas beaucoup à entreprendre.  Ça décourage plus qu’autre chose. Le fait est que lorsqu’on a un projet, on doit le soumettre au service com qui le valide et nous donne les fonds nécessaires, ensuite nous après on se débrouille. Mais on voudrait être un peu plus autonomes.

Qu’en est-il de la responsable RSE? Ne veut-elle pas faire évoluer les choses?

Si si, mais elle n’est pas la seule à prendre les décisions et donc forcément elle aussi se retrouve parfois un peu impuissante face aux autres. En plus, on est une petite association donc on a moins de voix qu’une asso plus grande. Voilà, il y a une multitude d’acteurs et ça rend les projets compliqués.

Au niveau du recyclage, en soit ce n’est vraiment pas compliqué. Certes les poubelles ne sont pas toujours disposées au bon endroit, on y travaille, certes il n’y a pas toujours les bonnes poubelles. Par exemple, il y a certaines poubelles de papiers qui ne sont pas très utiles. Ce serait plus utile de rajouter des poubelles pour les canettes, gobelets en plastique, …

Les gobelets en plastique, c’est recyclable ?

Oui, mais les gobelets en carton du Starbucks ne sont pas recyclables.

Les bouteilles d’eau, les canettes en plastiques, tous vont dans les poubelles jaunes. Les poubelles bleus sont réservées au papier et les poubelles noires au carton.

Et pourquoi ces poubelles pour le papier alors qu’on en utilise presque pas ?

Pour les journaux surtout. Et du coup les poubelles jaunes sont en commande pour recycler les canettes etc.

Est-ce que vous avez mis en place des actions vis-à-vis des étudiants ?

On avait pour projet de mettre sur les poubelles des autocollants très clairs indiquant  qu’est ce qui va où. Notamment l’autocollant « rond » avec un gobelet dessus, peut être un flèche verte au-dessus de la poubelle jaune pour dire ca va là.

Parfois? il y a également un manque d’informations. Typiquement les gobelets Starbucks ne figurent sur aucune poubelle jaune que vous pouvez voir, donc ça c’est vraiment important.

Alors que c’est recyclable ?

Non ce n’est pas recyclable mais les gens peuvent le mettre dans le recyclable car c’est du carton. Donc oui c’est compliqué, je ne pensais pas que ce serait être aussi complexe et que les gens faisaient aussi peu attention au recyclage. Mais la tâche s’est révélée beaucoup plus importante que prévue. Donc voilà ,on essaie de travailler sur une communication sur les poubelles avec un des autocollants  pour sensibiliser sur le sujet.

Comment avancent les éco-cups pour les HH ?

Alors, on en a parlé moi je n’ai pas travaillé dessus. L’EM sera dotée de machines où tu récupères l’éco-cup que tu utilises contre caution; après utilisation, tu remets l’éco cup dans la machine qui va la nettoyer et la remettre à disposition de quelqu’un et te rend la caution. C’est une ancienne de l’EM qui l’a créée.  C’est en phase de test dans le bâtiment B. Actuellement, l’EM en a commandé plusieurs, 2 ou 3 pour 2018 qui devront arriver en fin d’année. Après de là à les mettre aux HH, il y aura tellement de monde que ce ne serait pas évident de le faire. Nous ne serions pas en mesure de mettre 1000 éco-cups à disposition…

Et est ce que vous avez d’autres projets de sensibilisation de l’EM?

On dit souvent que le meilleur déchet c’est celui qu’on ne produit pas. Et je pense au concours qu’on a gagné au mois de décembre via facebook. C’était pour que l’EM soit fournie en énergie renouvelable. On a gagné la première place à Lyon, et un an d’énergie renouvelable. Certes, il ne s’agit pas de l’énergie renouvelable directe. La consommation d’électricité de l’EM LYON on sera compensée à hauteur de ce qu’on consomme ici. Donc c’est un projet intéressant.

Y a-t-il a une dernière chose dont tu aimerais nous parler ?

Je pense que c’est important que chacun s’investisse dans le tri car ce qui va dans les poubelles de tri dans l’em finit au recyclage, ce n’est pas mis dans la même poubelle à la fin. Pour changer un peu de sujet, je souhaitais préciser que le recyclage crée des emplois car il faut des gens pour trier. En faisant le bon tri à l’em, on crée donc des emplois pour les filières françaises de recyclage de bouchons et autres. En effet, pour notre petit recyclage, cela reste en France et cela dynamise donc notre économie. Ce sont des gestes simples pour nous, les prochaines générations, nos enfants. Le recyclage est utile et économiquement intéressant car il est favorable à une économie circulaire porteuse d’avenir. Créer ce cercle vertueux serait bénéfique à tout le monde.

Merci Jean-Guillaume de nous avoir accordé cet interview !

C’est moi qui vous remercie !