Le M

Rencontre avec des membres de bureaux d’assos pour faire le bilan

Rencontre avec Elodie Te, Prez de la JET: 

Pourquoi voulais-tu être à ce poste et dans cette asso ?

En discutant avec les personnes en mandat, je me suis rendu compte qu’il y avait énormément d’enjeux et de défis à relever. J’avais envie de m’investir à fond dans le projet.

 

Selon toi, quel semestre est le plus difficile à gérer ?

La summer et le deuxième semestre. Les prémas/AST sont partis, les parcours classiques vont en stage ou à Shanghai, c’est tout de suite plus difficile à gérer. Et en septembre, les cours demandent beaucoup plus de travail, il y a la recherche de stage, etc… L’effectif est divisé par 2 par rapport à janvier et il y a toujours autant de boulot dans l’asso.

 

Est-ce compliqué d’avoir une vision globale de l’asso et de tous les pôles dans le détail ?

Personnellement, j’ai trouvé ça assez simple. On échange souvent durant les AG de ce qui se passe dans chaque pôle, et je suis en contact régulier avec tous les respos. Ca demande juste beaucoup de temps. Je pense que ce n’est pas forcément le rôle du président de connaître les détails de chaque pôle, tant qu’ils arrivent à mettre en place leurs projets.

 

Y’avait-il un écart entre tes attentes et la réalité de l’exercice ? Si oui, lequel ?

Avant de rentrer en mandat, on a énormément d’idées, puis on se rend compte que tout va super vite, que les imprévus quotidiens te retardent sur tes projets, que certaines choses ne sont finalement pas réalistes et pas réalisables. Mais ça nous apprend aussi à être débrouillard et à trouver des plans B !

 

Qu’est-ce que tu penses réutiliser dans le monde professionnel ?

Déjà, travailler en équipe en écoutant tout le monde. Comprendre qu’il faut absolument prendre en compte la personnalité des gens. Ensuite il y a évidemment beaucoup de capacités d’organisation et de gestion de projet très utiles dans le monde professionnel. Enfin, il y a des compétences spécifiques à JET comme la négociation client, les déclarations administratives, etc.

 

Qu’est-ce que cette expérience associative t’a appris sur toi ?

Je pense que c’est une expérience qui nous permet d’apprendre à savoir de quoi on est capable.

 

 

A la rencontre d’Ornella Diascorn, SecGé du BDI:

Pourquoi voulais-tu être à ce poste et dans cette asso ?

Je trouvais le projet sympa et je pensais que c’était une asso avec du potentiel. Concernant le poste de Sec-Gé, je voulais avoir des responsabilités dans l’asso et idéalement être au bureau, et j’aimais bien le côté organisation.

 

Est-ce compliqué d’avoir une vision globale de l’asso et de tous les pôles dans le détail ?

 

Quand on est au bureau, on est au coeur de l’asso mais aussi en surface si je puis dire. Ce n’est pas forcément utile que le/la Sec-Gé connaisse les moindres recoins de tous les pôles. C’est différent pour le Prez/Vice Prez. Mais c’est vrai qu’au bureau, on est vraiment à part et donc difficilement intégré aux pôles.

 

Y’avait-il un écart entre tes attentes et la réalité de l’exercice? Si oui, lequel ?

Je savais qu’il y aurait du travail, ça a correspondu à mes attentes. Mais j’avais sous-estimé la difficulté à motiver les troupes, surtout en fin de mandat, et au bureau on est obligé d’être toujours présent, même si certains ont décidé de sous-mariner.

 

Qu’est-ce que tu penses réutiliser dans le monde professionnel ?

En tant que Sec-Gé et plus généralement membre du bureau, j’ai appris à m’organiser et à gérer la logistique ainsi que le côté humain, à travailler en équipe, autant de points dont je pourrai me resservir à l’avenir. Mais j’ai aussi appris que manager une équipe, gérer des crises, ça ne s’invente pas !

 

Qu’est-ce que cette expérience associative t’a appris sur toi ?

J’ai appris que j’avais besoin de travailler avec des gens motivés, heureux d’être là, qui ne comptent pas leurs heures et toujours prêts à s’investir, des gens en qui je me reconnais finalement.

 

 

Armance Bresset, SecGé de Radioactiv

Pourquoi voulais-tu être à ce poste et dans cette asso ?

Y’a pas vraiment d’avantages incroyables à être sec-gé, on a pas les places sur liste dans tous les clubs Lyonnais qu’a notre prez, on ne peut pas détourner d’argent… Mais on prend part à tout dans l’asso et on a vraiment son mot à dire. C’est pas pour tout le monde mais j’aime bien, et j’ai eu un co sec-gé trop bien donc on s’est bien amusés.

 

Selon toi, quel semestre est le plus difficile à gérer ?

Le deuxième semestre, tout le monde sera d’accord je pense… On perd la moitié des effectifs, tout le monde cherche un stage en pleurant parce qu’ils vont dévalider corpo fi pour la 3e fois… C’est toujours cool hein, c’est juste plus dur.

 

Est-ce compliqué d’avoir une vision globale de l’asso et de tous les pôles dans le détail ?

En tant que sec-gé je dirais que non pas trop non. Tout le monde nous tient au courant tout le temps de ce qu’ils font, et on demande aussi. Et puis bon y’a les AG une fois par semaine même si vous venez jamais bande de batards.

 

Y’avait-il un écart entre tes attentes et la réalité de l’exercice ? Si oui, lequel ?

Je m’attendais à ça je pense. Enfin je me souviens plus bien. Je crois. Peut être? Faut que j’arrête de boire.

 

Qu’est-ce que tu penses réutiliser dans le monde professionnel?

Excel, Power Point, Doodles, Excel, autoritarisme, présentations, incarner le sérieux et la rigueur mdr

 

Qu’est-ce que cette expérience associative t’a appris sur toi ?

J’ai découvert non sans surprise que je suis capable de travailler efficacement, de résoudre des crises sans paniquer, et de gueuler sur mes copains avec beaucoup de professionnalisme.

 

 

Rajae Bahir, Trézo de CheerUp

Pourquoi voulais-tu être à ce poste et dans cette asso ?

C’était une évidence pour moi, d’une part, parce que la cause me touchait particulièrement, et d’autre part, parce que le réseau et donc l’action de CheerUp en France sont très importants. J’ai toujours aimé les chiffres, la seule chose qui m’a fait réfléchir avant de me lancer dans la trésorerie c’est la disponibilité que ce poste nécessite. J’ai tout de même cédé et j’en suis très satisfaite.

 

Selon toi, quel semestre est le plus difficile à gérer ?

Sans hésitation le premier. Tout juste rentrée de mission, ça a été difficile pour moi de gérer la trésorerie et mes cours, malgré les formations auxquelles on a eu droit avec la corpo et avec des représentants d’EY (qui m’ont été d’une grande aide par la suite). Mais une fois que j’ai réussi à bien m’organiser, c’est devenu plus simple et beaucoup plus fun aussi.

 

Est-ce compliqué d’avoir une vision globale de l’asso et de tous les pôles dans le détail ?

Oui. C’est difficile de donner à chaque pôle son autonomie tout en gardant un œil sur l’avancement. Heureusement, le bureau a réussi à trouver le bon « dosage » et à s’adapter aux personnalités des membres des pôles, mais surtout aux urgences. On sait également quel membre du bureau doit intervenir ou suivre un pôle.

 

Y’avait-il un écart entre tes attentes et la réalité de l’exercice ? Si oui, lequel ?

Je ne pensais que ça serait aussi « chargé ». C’est sûrement une particularité de la vie associative d’emlyon, elle est très riche en événements donc ça bouge pendant tout le mandat et il y a des choses à faire pratiquement tous les mois. Mais c’est tant mieux quand on voit ça comme une opportunité d’apprendre et d’agir en faveur de quelque chose qui nous plait.

 

Qu’est-ce que tu penses réutiliser dans le monde professionnel?

Cette expérience m’a d’abord appris à être autonome : gérer le budget d’une association, implique beaucoup d’enjeux. Ensuite, j’ai appris à prendre sur moi quand il le faut, à réagir pour le bien de l’asso, à réfléchir en groupe et savoir faire des compromis (ce qui est souvent nécessaire, mais c’est ce qui fait tout l’intérêt de la vie associative).

 

Qu’est-ce que cette expérience associative t’a apprise sur toi ?

J’ai appris que plus je suis responsabilisée plus c’est difficile pour moi de garder mon calme, alors que je pensais bien gérer le stress. En association, j’ai commencé à voir les choses différemment et à prendre davantage en considération les conséquences de mes actions. Puis je m’y habitue et je le transforme en quelque chose de positif qui me motive à avancer et à bien faire les choses.

 

 

Théo Volders, Président de NOISE

Pourquoi voulais-tu être à ce poste et dans cette asso ?

D’abord par curiosité, et en suivant mes aspirations personnelles (enjeux sociaux dans l’entreprise). Avoir coopté en octobre m’a permis de bien connaître l’asso, et cela m’a donné envie de m’y engager le plus possible, et donc d’être au bureau. Le poste de président permet d’avoir une vision d’ensemble de l’asso tout en s’investissant dans des projets. Enfin, les missions correspondent à ce que j’aime et sais faire : représenter l’association, organiser sa structure, lui définir des objectifs de long terme…

 

Selon toi, quel semestre est le plus difficile à gérer ?

Le semestre de septembre à décembre. L’équation travail associatif + cours + recherche de stage, sans les aménagements du parcours associatif, ça ne laisse pas beaucoup de répit !

 

Est-ce compliqué d’avoir une vision globale de l’asso et de tous les pôles dans le détail ?

Sans organisation, c’est impossible. Au Noise, on a décidé que chaque membre du bureau doit avoir un œil sur plusieurs pôles définis. Pendant les réunions de bureau hebdomadaires, chacun(e) fait le compte rendu concret de ses pôles ; on arrive donc à avoir la vision la plus globale possible.

 

Y’avait-il un écart entre tes attentes et la réalité de l’exercice ? Si oui, lequel ?

Je pense qu’il y en a forcément un. Avant d’être en mandat, on a des idées plein la tête. On peut en réaliser certaines mais on se rend vite compte qu’une grande partie du travail est « administrative » (organisation des AG, lien avec l’administration et les partenaires, etc.). Ca surprend un peu au début, mais on s’y fait vite, et c’est obligatoire.

 

Qu’est-ce que cette expérience associative t’a apprise sur toi ?

On est encore en plein dedans, je pense que du recul est nécessaire pour répondre à cette question… En revanche, j’ai appris énormément sur les domaines dans lesquels l’asso œuvre (microfinance, économie sociale et solidaire, etc.), ce qui m’aide à façonner mon parcours professionnel.