Le M

Le Krak

by Tema Beraoud

 

Il trouve un stage en tant que bon pote d’Emmanuel Macron

C’est une opportunité dont il n’aurait même pas osé rêver. Et pourtant, Alexandre vient de signer sa convention de stage avec l’Elysée : pour sa première partie de césure, il sera “Chargé de compagnonnage et de grosses barres” pendant six mois. Ses missions incluent: accompagner le président lors de ses sorties publiques – en arborant un grand sourire désinvolte-, ou encore faire des reportings sur les nouvelles tendances sociétales au sein de la d’jeunesse française.

La personne en charge de son recrutement nous explique : “Vous savez, ce n’est pas facile d’être comme Monsieur Macron jeune et vigoureux et entouré de personnes … d’un certain âge. Il n’a pas envie de prouver quoi que ce soit, mais il souhaite que tout le monde voit qu’il est capable d’être en phase avec la génération Y et qu’il y ait des photos dans les journaux”.

Même s’il négocie encore pour ses tickets resto, Alexandre semble ravi de commencer son stage le 1er janvier prochain, à 06:45 du matin. Il suggère d’ailleurs comme nouveau slogan d’En Marche : “La France chôme, mais pas nous”.

 

Un cadavre en décomposition retrouvé au Learning Hub

Mikaela gisait ici depuis déjà trois semaines. Le corps menu enfoui dans un fauteuil Pratone, elle s’était laissée emporter dans un sommeil profond par le chauffage à 36°C  et les sons ambiants des allées et venues des groupes de travail qui ne peuvent pas se blairer. Le Learning Hub a fermé, et elle n’a plus jamais ouvert les yeux.

Le choc est total dans l’école : comment son corps a-t-il pu être découvert si tard, par deux prémas qui jouaient à cache-cache au LH avant un HH ? Tout le monde pensait que les odeurs nauséabondes venaient des Pastabox de distributeurs avalées par les étudiants Erasmus devant un ordinateur… Mais cette justification ne satisfait pas la famille de Mikaela, qui demande un dédommagement important.

L’école ne semble pas prête à céder le fauteuil en question, trop précieux pour ses classements internationaux, et encore moins à abroger les frais de scolarité de la jeune fille pour les deux années prochaines.

Affaire à suivre.