L’actu financière du mois

L’actu financière du mois

Par Hamza Lekhel, Erwan Flageollet, Clément Ginestou, et Renan Savier de Saint Germain

Nestlé vend ses marques américaines, dont Häagen-Dazs, pour 4 milliards de dollars

Nestlé cède son activité de glaces sur le territoire américain, c’est-à-dire des marques emblématiques telles que Häagens-Dazs. La transaction se fait pour 4 milliards de dollars avec sa filiale Froneri, une Joint-Venture qu’elle a créée en 2016 avec le glacier R & R, lui-même détenu par le fonds de Private Equity PAI Partners. Froneri opère ainsi dans le secteur des glaces et des surgelés dans une vingtaine de pays, et compte suite à cette cession 25 sites de production employant 14 000 personnes.

Moody’s met en garde contre le marché mousseux des obligations high-yield aux États-Unis

Les obligations high-yield américaines pourraient chuter “de manière significative”, après une reprise en 2019 qui a laissé la partie la plus risquée du marché des obligations dans un état périlleux, avertit Moody’s. La division de recherche de l’agence de notation a déclaré que les forts gains de crédit à haut rendement en 2019 avaient laissé les coûts d’emprunt en décalage avec le climat des affaires.

L’économiste John Lonski justifie que les junk bonds « se sont fortement redressés malgré l’absence d’une accélération généralisée des ventes des entreprises ou de leurs bénéfices». Si l’amélioration des fondamentaux régissant la qualité du crédit des entreprises ne se matérialise pas, un élargissement significatif des « spreads » est probable.

Frédéric Oudéa, DG du groupe Société Générale, a relancé des rumeurs d’une consolidation sur le marché bancaire

Frédéric Oudéa

Fragilisés par un environnement persistant de taux bas qui exerce une pression sur leurs marges, les groupes bancaires européens réfléchissent à des unions pour éviter la faillite. Ce cumul de difficultés dans le secteur laisse entrevoir un mouvement de consolidation sur le Vieux Continent. Une vague de consolidation à laquelle la Société Générale, par l’intermédiaire de son DG Frédéric Oudéa, souhaite participer. Ce dernier soutient, en effet, vouloir saisir l’opportunité d’une potentielle consolidation à venir dans le secteur bancaire européen, les mariages de raison pouvant donner lieu à l’émergence de champions européens. D’autres groupes, à l’instar d’ING, Commerzbank ou UBS, se positionnent également comme ouverts à de possibles fusions avec des partenaires européens.

Malgré une offre de 5.5 milliards de livres Just Eat préfère Takeaway.com à Naspers

• Enterprise Value de Just Eat: 6,3 milliards de livres par « Takeaway.com »

• Offre de « Takeaway.com » : Acquisition à 9,16 livres l’action, soit un premium de 14,13% par rapport au prix de clôture du 18 décembre

• Conseil: Goldman Sachs pour Just Eat, Bank of America et Lazard pour “Takeaway.com”

Le conseil de Just Eat a recommandé aux actionnaires de voter en faveur de l’offre de Takeaway.com et de rejeter celle de Naspers. Cette recommandation met Takeaway.com à la portée de la victoire, après que le groupe de restauration livrée basé à Amsterdam a déjà obtenu un soutien des actionnaires de près de 46%.

Just Eat et Takeaway.com avaient convenu d’un rapprochement en août avant que Prosus, l’unité d’investissement cotée aux Pays-Bas de Naspers, n’essaie pour la première fois de mettre fin à l’accord avec une offre en cash en novembre dernier. Prosus a depuis augmenté son offre à deux reprises, faisant jeudi une offre finale d’une valeur de 5,5 milliards de livres sterling.

Le plus grand Asset Manager, BlackRock, rejoint le groupe d’action pour le climat après des critiques de «greenwash»

Le plus grand Asset Manager, BlackRock, rejoint le groupe d’action pour le climat après des critiques de «greenwash» BlackRock, le plus grand investisseur du monde, a rejoint un groupe d’action influent, Climate Action, appelant les plus grands pollueurs à réduire leurs émissions, après avoir été critiqué de contourner les mesures de lutte contre la crise climatique et d’investissement “green” et ESG.

BlackRock, qui gère des actifs d’une valeur de 6.900 milliards de dollars, y compris de grands producteurs de pétrole tels que BP, Shell et ExxonMobil, a fait face à une réaction croissante pour des actions qui, selon les militants, empêchaient les sociétés pétrolières de rendre des comptes. Jusque-là, BlackRock avait voté directement contre plusieurs résolutions d’actionnaires présentées par Climate Action.